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Publié par jlgdu54

Deuxième 31 de l'année et seul jour de 2019 ne durant que 23 heures

Deuxième 31 de l'année et seul jour de 2019 ne durant que 23 heures

Nous allons évoquer dans cette rubrique les deux particularités de ce dimanche 31 mars 2019.
C’est un « 31 », il y en a 7 par an.
C’est le jour de 2019 où l’on passe à l’heure d’été.
 
Ce dimanche 31 mars est donc un des 7 jours de l’année à se « prénommer » 31, mais en plus en cette année 2019, il est le seul jour à ne durer que 23 heures, passage à l’heure d’été oblige (ce qui était déjà le cas en 2013, 2002, 1996, 1991, 1985 et 1935).

 

Passage à l’heure d’été.

 

C’est donc la septième fois que la France passe à l’heure d’été un dimanche 31 mars.

Le premier passage à l’heure d’été date du jeudi 15 juin 1916.

Le premier passage à l’heure d’été le dernier dimanche de mars a eu lieu dès l’année suivante, le 25 mars 1917.

De 1916 à 1940, ce changement avait lieu un dimanche (le plus souvent à 0h00, on passait à 1h00), mais la date fluctuait de février à juin, le plus souvent en avril.

En 1940, il y eu un premier passage à l’heure d’été le dimanche 25 février (+1h), puis un deuxième le samedi 15 juin (encore +1h).

On renoue avec un passage à l’heure d’été en 1943 en rajoutant deux heures le lundi 29 mars.

En 1944, toujours deux heures rajoutées le lundi 3 avril, mais on ne reculera que d’une heure en octobre.

En 1945, ce sera le dernier passage à l’heure d’été le lundi 2 avril avant le retour du changement d’heure 31 ans plus tard, le dimanche 28 mars 1976, suite au choc pétrolier de 1973.

 

On ne se met sur son 31 que 7 fois par an !

 

Dans une année non bissextile, il y a 7 jours « 31 », 11 jours « 29 » et « 30 » et 12 jours de « 1 » à « 28 ».

28x12= 336

11x2  =    22

7x1     =     7

Ce qui fait un total de 365, le compte est bon.

Pour une année bissextile, on rajoute 1 « 29 » à la liste.

 

7 « 31 » par an, cela nous en fait en moyenne un par jour de la semaine.

 

En 2019, nous avons :

Jeudi 31 janvier

Dimanche 31 mars

Vendredi 31 mai

Mercredi 31 juillet

Samedi 31 août

Jeudi 31 octobre

Mardi 31 décembre.

 

On voit donc que tous les jours sont servis, sauf le lundi, et donc le jeudi est servi deux fois.

Le jour « 31 » de janvier est toujours celui qui est répété en octobre en année non bissextile. Le jour absent est décalé à moins 3 dans la semaine par rapport au jour doublé (ici jeudi doublé donne lundi absent, soit -3).

 

En 2018, nous avions :

Mercredi 31 janvier

Samedi 31 mars

Jeudi 31 mai

Mardi 31 juillet

Vendredi 31 août

Mercredi 31 octobre

Lundi 31 décembre.

Mercredi doublé, dimanche absent.

 

En 2020, année bissextile, nous aurons :

Vendredi 31 janvier

Mardi 31 mars

Dimanche 31 mai

Vendredi 31 juillet

Lundi 31 août

Samedi 31 octobre

Jeudi 31 décembre.

Vendredi doublé, mercredi absent.

 

On observe qu’en année bissextile, on a toujours un jour qui est doublé et ce jour est encore en janvier, et en juillet cette fois, au lieu d’octobre (effet du 29 intercalaire de février). Le jour absent est décalé à moins 2 par rapport au jour doublé.

 

En 2021, année non bissextile, nous aurons :

Dimanche 31 janvier

Mercredi 31 mars

Lundi 31 mai

Samedi 31 juillet

Mardi 31 août

Dimanche 31 octobre

Vendredi 31 décembre.

Dimanche doublé, jeudi absent.

 

Règles de continuité.

D’une année sur l’autre, en règle générale, on a un jour de décalage pour une date, car 365 jours correspondent à 52 semaines, plus un jour.

Par exemple, pour le 31 janvier, au mercredi en 2018 a succédé le jeudi en 2019 et succèdera le vendredi en 2020.

Cette règle générale subit par contre des exceptions, en conséquence des années bissextiles, lors desquelles on est à plus 2 et non plus 1 de mars à décembre, mais aussi en janvier et février de l’année suivante.

 

Pour retrouver la même date et jour, combien de temps faut-il attendre ?

Sur 4 ans, il y a un décalage de 5 jours (+2 en année bissextile, +1 pour les autres années).

En partant de 2019, nous aurons donc 5 jours de décalage en 4 ans, soit en 2023. Il manquera encore deux jours pour retomber sur le même jour de la semaine, ce qui sera fait à partir de mars 2024, année bissextile. Donc, le 31 mars 2024 sera un dimanche comme le 31 mars 2019. Si le passage à l’heure d’été existe toujours en 2024, il se pourrait qu’il ne dure que 23 heures, lui aussi !

Par contre, nous avions un jeudi 31 janvier 2019, et le 31 janvier 2024 sera un mercredi. La raison est simple, en janvier 2024, l’effet du jour intercalaire du 29 février n’aura pas encore joué (donc +5 pour les 4 ans et +1 seulement pour 2024, donc +6 et pas +7, donc on passe du jeudi au mercredi.

Le prochain jeudi 31 janvier n’aura pas lieu non plus en 2025, car on aura alors ajouté +2 avec février 2024. On aura donc un vendredi 31 janvier 2025. Il faudra faire +6 à partir de 2025. En 4 ans +5, donc le 31 janvier 2029 sera un mercredi, mais on aura bien un jeudi 31 janvier 2030, car 2029 n’est bien sûr pas bissextile (donc +1, ouf, 5+1 =6, on est bon !).

 

Donc, à la question « combien faut-il attendre d’années pour retrouver le même jour de la semaine pour la même date ? », il y a en fait 4 réponses possibles (5,6,11 et 28).

Le moins longtemps, c’est 5 ans, à condition qu’il y ait deux effets « année bissextile » (+2) sur ces 5 ans, c’est-à-dire qu’il y ait deux 29 février dans les 5 ans à venir. Ce qui est le cas entre le 1er mars de l’année précédant l’année bissextile jusqu’au 28 février de l’année bissextile (365 jours concernés sur les 1461 jours de 4 années consécutives).

Quand il n’y a qu’un 29 février dans les 5 ans, on est à un décalage de +6. S’il n’y a pas de 29 février dans les 12 mois qui suivent, on ajoutera +1 au décalage, ce qui nous fera les 7 jours pour retrouver le même jour, au bout de 6 ans, donc. C’est le cas le plus fréquent, qui concerne les jours situés entre le 1er mars de l’année bissextile et le 28 février de la deuxième année qui suit (730 jours concernés).

On a vu avec l’exemple du 31 janvier 2019 que le délai peut être porté à 11 ans. C’est le cas des 365 jours commençant le 1er mars de la deuxième année qui suit une année bissextile.

Pour le cas spécial du 29 février, le délai pour retrouver le 29 février au même jour de la semaine est de 28 ans. Le prochain 29 février sera un samedi en 2020, et le samedi 29 février suivant sera donc en 2048, 28 ans plus tard. Pourquoi 28 ans ? On a vu qu’en 4 ans (1461 jours, 3 fois 365 et une fois 366), le décalage est de 5 jours (1 jour par an 3 fois et 2 jours une fois). Pour vérification, 1461, c’est 208 fois 7 + 5. Pour retomber sur le même jour, il faut un multiple de 7. Le plus petit multiple de 5 et de 7, c’est 35. Il faut donc 7 fois 4 ans, donc 28 ans.

 

Pour finir ce chapitre, il me faut encore vous signaler le cas de l’année 2100, qui ne sera pas bissextile (comme 2200, 2300, alors que 2400 sera bissextile comme 2000). Cela veut dire qu’il y aura 8 ans entre le 29 février 2096 et son successeur le 29 février 2104. Chaque année comptera 365 jours et créera un décalage de +1. Entre le 1er mars 2096 et le 28 février 2098, chaque date retrouvera le même jour de la semaine 7 ans plus tard, comme cela avait été le cas pour les jours compris entre le 1er mars 1996 et le 28 février 1998.

 

A retenir donc, pour briller auprès de vos amis :

  • 31 est le quantième le moins fréquent de tous.
  • Il y a toujours sept jours « 31 » par an.
  • Répartis en 6 jours de la semaine différents, un doublé, un absent.
  • Le jour doublé est toujours celui du 31 janvier, se répétant en juillet en année bissextile et en octobre les autres années.
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