Tout ça, c'est la faute de Traustason et Zaza.

Publié le par jlgdu54

Voici en avant-première les vrais responsables de la défaite de la France face au Portugal.Voici en avant-première les vrais responsables de la défaite de la France face au Portugal.

Voici en avant-première les vrais responsables de la défaite de la France face au Portugal.

L'Euro 2016 s'est achevé sur la défaite prévisible de l'équipe de France face à l'équipe du Portugal.

Prévisible ?

Bien sûr, dès lors que les aiguilleurs du destin que sont Arnor Ingvi Traustason et Simone Zaza avaient oeuvré, les dés en étaient jetés.

Arnor Ingvi Traustason

Cet obscur attaquant islandais s’est permis de marquer un but à la 94ème minute du match lslande – Autriche, ce qui a pour conséquence de faire gagner son équipe 2-1 et surtout de la faire terminer 2ème et non 3ème de son groupe.

Désormais, si les Islandais veulent jouer la finale, il leur faudra survivre dans une partie de tableau où se trouvent l’Angleterre, la France, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne. Avant ce but, le tableau leur proposait la Croatie, la Hongrie, la Pologne, la Belgique et le Pays de Galles. C’est ce programme qu’ils offrent au Portugal, qui est bien content du coup de finir meilleur 3ème, sans avoir gagné un match !

En 8ème de finale, l’Islande continue ses bêtises et élimine l’Angleterre. L’Irlande n’a pas cette chance face à la France. Toute la France du football tremble donc à juste raison avant le match de quart de finale contre la très grande équipe d’Islande, un collectif redoutable constitué majoritairement de joueurs inconnus et minoritairement de joueurs presque connus.

A la surprise générale, la France l’emporte 5-2.

La France jouera donc en demi-finale. Mais contre qui ? Eh bien, cela s’est décidé la veille, le 2 juillet.

Simone Zaza

C’est ce samedi 2 juillet qu’intervient notre deuxième aiguilleur du destin en la personne du remplaçant de l’équipe d’Italie, l’attaquant Simone Zaza. Le match Italie – Allemagne est un match serré, il y a 1 partout après le temps réglementaire et après les prolongations (qui étaient réglementaires, elles aussi, j’ai vérifié).

A la fin de la prolongation, le sélectionneur italien fait spécialement rentrer Zaza, car c’est un spécialiste de la séance de tirs au but. Il ne rentre donc que pour tirer un pénalty.

L’incroyable va avoir lieu. Le spécialiste Zaza nous fait une course d’élan piétinée, façon gamin qui tape des pieds pour ne pas aller à la sieste, puis tire 3 mètres au-dessus des buts. On est dans le tiercé des pénaltys les plus mal tirés de toute l’histoire du football.

A cause de ce pénalty (et de trois autres pénaltys non transformés par les Italiens), les Allemands arrivent enfin à éliminer l’Italie dans une grande compétition de football pour la première fois de leur histoire.

Et c’est là que tout s’est joué.

Les Français se disaient que si par extraordinaire ils se qualifiaient contre les terribles Islandais, ils étaient sûrs de jouer la finale.

Pourquoi ?

La logique de l’histoire des grandes compétitions, avant cet Euro, était la suivante :

  • L’Italie élimine toujours l’Allemagne.
  • L’Allemagne élimine toujours la France (sauf en 1958 !).
  • La France bat toujours le Portugal.

Donc, si l’Italie se qualifie contre l’Allemagne, on est dans la logique de l’histoire et la France éliminera l’Italie en demie finale.

Mais si l’Allemagne élimine l’Italie, on est dans le scénario de rupture avec l’histoire et donc la France va enfin l’emporter contre l’Allemagne.

Quel que soit le scénario, la France sera en finale, c’est du kif-kif.

A un gros détail près, le scénario qu'a provoqué l'extraordinaire exploit technique de Simone Zaza, est celui de la rupture des habitudes et donc la France ne pouvait que perdre en finale contre le Portugal. Ce qui fut fait.

Et c'est ainsi qu'un grand pays de football comme le Portugal a pu enfin gagner son premier titre international :
- en pratiquant un football plutôt laid pendant les deux tiers de la compétition,
- en finissant 3ème de sa poule (ce qui est éliminatoire d'habitude, mais pas cette fois),
- en battant pour la 1ère fois la France, qui avait pour une fois éliminé l'Allemagne, qui s'était enfin débarrassé de l'Italie qui avait fait chuter le favori du tournoi et détenteur du titre, à savoir l'Espagne dès les 8èmes de finale.
- en gagnant la finale sans son meilleur joueur, futur quadruple Ballon d'Or.
- en étant sauvé par son poteau dans les arrêts de jeu du temps réglementaire.
- en marquant enfin un beau but en prolongation par un de ses attaquants les plus décriés.

Je pense que le scénariste de cet Euro n'est pas près d'être choisi pour la prochaine édition, car son script n'est absolument pas crédible.

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